Le Guide AXA du Bon Sens Numérique

Engagé dans une démarche inédite, AXA édite un recueil de conseils pour profiter des avantages des médias et réseaux sociaux sans se mettre en péril. Ce livret se compose de 20 conseils à l’écriture desquels les 15 000 collaborateurs ont été invités à participer. Pendant les 10 semaines de l’été, ils avaient à leur disposition une plateforme collaborative accessible en ligne afin de partager leurs expériences des médias et des réseaux sociaux et leurs perceptions des risques numériques.

Un ouvrage collectif

Les conseils contenus dans le « Guide Axa du Bon Sens Numérique » sont directement ceux des collaborateurs du groupe appelés à partager leurs avis lors des mois de juillet et août derniers.

Nicolas Moreau, Directeur Général d’AXA France, a mesuré que la vie numérique de ses collaborateurs présentait des risques « pour eux comme pour l’entreprise ». Ce guide des bonnes pratiques était à l’origine destiné aux collaborateurs : « Nous avons souhaité les accompagner dans cette mutation en les sensibilisant à la compréhension de ces outils et de leurs usages. Beaucoup d’entre eux voulaient partager le guide avec leurs proches. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé de le rendre public

500 collaborateurs ont participé à l’expérience, laissant leurs commentaires sur une plateforme en ligne spécialement érigée pour le projet.

Les conseils ont été recueillis sur les thèmes suivants :

  1. Comment protéger sa vie privée sur Internet ?
  2. Comment faire face aux délinquants numériques ?
  3. Comment protéger sa réputation sur Internet ?
  4. Comment gérer les interactions entre sa marque personnelle et sa marque d’entreprise ?

Les collaborateurs d’AXA France ont ainsi partagé de nombreux commentaires, tels que :

Mickael M. :

« Lorsque l’on a 500 ou 1000 « amis » sur Facebook, on ne peut pas penser que ce sont tous des personnes à qui l’on peut dévoiler un même niveau d’intimité. »

Ange P. :

« Existe-t-il encore des personnes qui pensent qu’Internet n’est que virtuel ? On tend vers une identité numérique de plus en plus proche de la réalité. Il faut arrêter de diaboliser le web et voir les avantages qu’une identité numérique bien conçue peut apporter. »

C’est ainsi que le guide a repris les 20 propositions les plus appréciées par les collaborateurs pour se prémunir des risques considérés.

Les principes du Bon Sens Numérique

Le développement du Web participatif a ouvert à chacun la faculté de publier des contenus et d’entretenir des liens virtuels. La tentation d’échanger des données sensibles est grande, les dérapages très rapides et face aux risques d’imprudences s’élève un risque de fraudes multiples. Atteintes au patrimoine, à l’identité et à la réputation sont les principales menaces qui entachent une utilisation mal contrôlée des médias sociaux.

AXA France a engagé depuis 2010 une campagne de sensibilisation pour prévenir ses collaborateurs des failles de la communication sur Internet.

Pour mettre au goût du jour un Bon Sens Numérique, 18 conférences ont été organisées sur les sites d’AXA en France avec Olivier Zara, expert en médias sociaux et réputation numérique, pour 2000 collaborateurs. Sont également disponibles 3 vidéos pédagogiques « La minute du Bon Sens Numérique » et des extraits de conférences diffusés en interne chez AXA France

Le Président d’AXA Prévention, Directeur de la Communication et de la Responsabilité d’Entreprise, Eric Lemaire, voit dans cette démarche du groupe la continuité de son engagement en matière de prévention : « Avec cette initiative, née au contact de nos collaborateurs, AXA France explore un nouveau territoire de prévention : celui de la prévention numérique. L’Association AXA Prévention mène depuis 30 ans des actions de prévention des risques liés à la route, à la santé et aux accidents de la vie courante. C’est donc naturellement qu’elle ajoute cette nouvelle dimension sociale à ses missions ».

La portée préjudiciable des informations publiées sur les réseaux sociaux

Les données d’état civil

Partager publiquement sur les médias sociaux ses données d’état civil fait encourir un risque d’usurpation d’identité. Les fraudeurs recherchent ces données pour fabriquer de faux papiers, ou souscrire un prêt bancaire. D’après le Credoc (Centre de Recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie), fin 2009, les usurpations d’identité en France étaient estimées à 210 000, soit beaucoup plus que les cambriolages  (150 000/an) et les vols de voiture (130 000/an).

Les photographies d’intérieur

Les photos d’intérieurs mises en ligne renseignent sur la valeur du patrimoine. Il est tout aussi imprudent de laisser trainer son adresse ou d’indiquer publiquement ses dates de vacances. Ces indiscrétions publiées sur les médias sociaux correspondent à des invitations au cambriolage et cette légèreté pourra être reprochée au propriétaire lorsqu’il portera plainte ou voudra faire jouer l’assurance.

Des informations personnelles

Même si sur son profil aucune donnée indiscrète n’est partagée publiquement, personne n’est à l’abri de diffamations ou d’injures proférées par d’autres à son encontre. La protection de son identité et de sa réputation est une veille de tous les instants qui n’est plus réservée aux seules personnalités publiques.

Des informations professionnelles

L’image que l’on diffuse de soi sur les médias sociaux doit être irréprochable si l’on veut préserver son employabilité. Les profils professionnels en ligne doivent être actualisés et un salarié doit se montrer discret sur son entreprise au nom de la confidentialité inhérente à son poste.