Les nouvelles résolutions des banques

Devant faire face aux critiques toujours plus nombreuses, quant à l’opacité de leurs tarifs et aux coûts élevés des prestations fournies, les établissements bancaires se sont vus amenés à prendre des décisions importantes et à se fixer leurs propres limites, encouragés dans cette démarche, par Christine Lagarde, Ministre de l’Economie, qui entend bien rendre les pratiques de ces enseignes beaucoup plus transparentes qu’elles ne le sont à l’heure actuelle, répondant ainsi aux attentes formulées, aussi bien par les usagers eux-mêmes, que par les associations de consommateurs.

Ces mesures, résultant du rapport Pauget-Constans, rendu au mois de juillet 2010, comprennent donc, tout d’abord, la mise en place, par voie d’affichage et/ou au moyen de dépliants, d’une liste des dix produits et services les plus utilisés, accompagnés, bien entendu, de leur tarif respectif, celle-ci offrant alors un bon outil de comparaison aux futurs clients d’une enseigne, qui bénéficient ainsi d’une base solide et fiable pour évaluer chaque offre et arrêter leur choix dans les meilleures conditions. Cet inventaire doit également, pour une plus grande clarté, être rédigé avec le même vocabulaire, d’un établissement bancaire à l’autre, garantissant ainsi l’information la plus efficace et la plus sûre.

Attendues avec impatience, ces dispositions ne devraient toutefois être mises en œuvre, par l’ensemble des enseignes, qu’à partir du 1er avril prochain, même si celles-ci étaient normalement prévues pour entrer en vigueur dès le 1er janvier 2011, les professionnels du secteur préférant, en effet, attendre la publication de leurs nouveaux tarifs, avant d’éditer de nouvelles brochures ; d’autant plus que les plates-formes électroniques de ces établissements bancaires font déjà apparaître tous ces éléments.

Cet « extrait standard des tarifs » marque donc un progrès considérable dans l’évolution de la relation des banques avec leurs usagers, celles-ci ayant décidé de montrer leur bonne volonté, cette mesure n’étant qu’une partie d’un tout, composé d’un total de vingt-deux bonnes résolutions, qui seront appliquées, peu à peu, pour la plus grande satisfaction des clients de ces enseignes et des associations de consommateurs, qui ne manqueront pas de veiller à ce que celles-ci soient effectivement respectées, étant donné qu’il ne s’agit là que de simples recommandations, sans qu’aucune contrainte légale n’ait été prévue.

Poussées par la percée des banques en ligne, affichant des tarifs toujours plus compétitifs, nombre d’entre elles allant même jusqu’à fournir la carte bancaire gratuitement, les banques traditionnelles doivent donc impérativement s’adapter, pour regagner la confiance du public, et mettre à profit le principal avantage qu’elles présentent, par rapport à ces nouvelles enseignes, consistant dans la proximité avec leurs clients.

Les plus grands groupes, tels que BNP Paribas, l’ont très bien compris, raison pour laquelle celui-ci tente aujourd’hui une nouvelle approche, en mettant en place des agences beaucoup plus conviviales, à l’image du concept store, de la rue de l’Opéra à Paris, qui offre de nombreuses possibilités et notamment celle de gérer son argent, de rencontrer son conseiller, d’obtenir des renseignements sur un produit ou un service ou tout simplement de se détendre dans l’un des espaces prévus à cet effet, permettant même, pour certains d’entre eux, d’y découvrir des expositions temporaires.